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« Le vol de l’autruche », de Crysten Sullivan.

Il y a deux semaines environ, j’ai été contactée par la maison d’édition Carnets Nord, qui me proposait de découvrir ce bouquin, Le vol de l’autruche. Recevoir ce type de proposition me plait énormément, parce que, d’une part j’aime lire, je lis très souvent. Et d’autre part, c’est autant plus appréciable quand il s’agit d’un bouquin qui colle avec la principale ligne éditoriale de mon blog. Aussi, j’aime partager avec vous ce type d’ouvrage dans l’esprit « feel-good » qui fait du bien au moral.

Le vol de l’autruche est un ouvrage qui décrit la réalité de la vie d’une personne en surpoids. Différents sujets sérieux y sont évoqués tels que la recherche d’emploi, l’alimentation, la santé et mêmes les aspects de la vie intime et amoureuse. L’auteure, Crysten Sullivan aborde pourtant tous ces points avec humour et finesse. Le style est léger et drôle et l’écriture fluide et facile à lire.

C’est dès les premières lignes que l’on fait la rencontre de Margaret Pitt, Maggie pour les intimes, une jeune américaine de 23 ans qui a quitté sa patrie pour son amour, Paris. D’entrée de jeu Maggie annonce la couleur et c’est tout de suite que l’on comprend un personnage complexé, mal dans sa peau, inhibé et pourtant haut en couleurs…

« Avant de vous lancer corps et âme dans la lecture de mon témoignage, vous devez apprendre un certain nombre de choses pas très glamour sur moi. Je vous préviens tout de suite: je ne suis pas là pour vendre du rêve, pour mentir, pour reproduire les mêmes erreurs que sur mon profil de site de rencontres. J’ai décidé d’être cash et d’envoyer du lourd dès le début, alors préparez-vous. (…) Enfin, pour préciser, je suis en état d’obésité sévère. Je mesure 5.8 pieds – 1m78 – et j’ai un Indice de Masse Corporelle de 37.87. Je pèse donc 265 livres – 120 kg -, soit le poids moyen d’un dauphin à bec court bien qu’on me compare plus souvent à un cachalot.  »

La particularité de ce bouquin est, que nous ne sommes pas dans une narration classique ou standard mais dans un témoignage sous forme d’un carnet de bord tenu par le personnage principal lui-même, Maggie. C’est son témoignage et elle s’adresse directement à « ses lecteurs ».

Avant d’aborder le récit en lui même, j’ai envie de m’attarder un peu plus sur la personne de Maggie. On s’attache très vite aux différentes facettes de sa personnalité, ainsi que sa tendance à l’exagération à l’américaine et sa façon « d’embellir » certains détails de ses récits (d’ailleurs elle promet d’arrêter de nous mentir) qui la rendent authentique . Souvent je me suis retrouvée en elle et à travers ses expériences…

J’ai été touchée par sa difficulté à trouver l’amour via les sites de rencontres et blessée lorsqu’au premier rendez-vous, son « date » prétexte une raison complètement bidon pour se barrer. Normal, Maggie refuse de se montrer sur les sites de rencontres, elle préfère mettre en avant sa belle personnalité que le physique. Mais au fond, Maggie sait que ce n’est pas comme ça fonctionne surtout quand on ne répond pas aux normes sociales liées au corps parfait. Heureusement que ces deux amis Jason et Bouddha sont à ses cotés pour partager ses moments orgiaques faits de burgers au camembert, de larmes, de bières, de coups de gueule et de glace…

Tout au long de ces 358 pages, on devient témoin du quotidien de Maggie. On subit avec elle les mails chargés de reproches de sa maman, de l’absence de son père et de boulot malgré son riche CV de juriste. Puis on partage avec elle l’inquiétude de cette proposition d’emploi d’une multinationale qui souhaite faire d’elle l’égérie de sa campagne de communication sur le bien-être au travail …

On devient aussi témoin d’une histoire d’amour naissante entre Maggie et Louis-Valentin. De ses doutes concernant les intentions de ce dernier, et de son rejet d’être aimée, parce que obèse. Après l’amour, il y a l’amitié, avec Leila, une autre jeune femme en surpoids qui, contrairement à elle, vit en totale harmonie avec son corps.

Petit à petit, au gré de ses rencontres, on assiste à une Maggie, sur le chemin de la transformation et de l’épanouissement.

Maggie « l’autruche », comme se plaisaient à la moquer ses camarades d’école, va-t-elle prendre son envol ?

Le vol de l’Autruche est une invitation à changer notre regard sur nous-même et à une prise de conscience sur les difficultés quotidiennes et l’isolement et le rejet social des personnes en obésité.

Le vol de l’Autruche, bien que fiction contemporaine, est une main tendue vers l’acception et l’amour de soi, un petit coup de pouce pour booster la confiance en soi.

Voilà un joli roman bien écrit avec un beau message et une lecture qui rebooste tout en alliant différentes émotions.

Un bouquin à mettre entre toutes les mains de ceux et celles qui ont besoin de s’aimer.

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