Holybelly Café #LaBonneAdresse

Souvent frustré par une qualité de service peu chaleureuse et généralement accompagnée d’un café infecte et lassé de maudire tous ces baristas à la noix qui finissaient toujours par gagner la guerre des mots avec leur légendaire réplique « La maison le sert ainsi, je vous invite à aller prendre votre café ailleurs. Merci. » avaient fait de moi un bistrophobe et m’avaient convaincu d’aller voir ailleurs.

Je trouvais refuge auprès du Roi du café à emporter à peu près correct tant qu’on évite les heures de rush, au Starbuck Coffee mais (il y a toujours un mais lorsqu’on est une personne difficile à satisfaire et qu’on aime les choses simples) le Coffee Latte avec son lait brûlé et extrêmement mousseux avait fini par écœurer mes après-midis de lecture. Puis, entre nous, l’endroit n’est pas réputer pour y inviter une jolie conquête à déjeuner, il y peu de chance qu’elle soit impressionnée par la nouvelle recette du club sandwich anglais emballé et flanqué d’une date de péremption.

Un jour, après avoir été influencé par des centaines de photos Instagram publiées sous le hashtag #Holybelly vantant l’univers de ce Coffee Shop, je franchissais la porte du Holybelly Café au 19 rue Lucien Sampaix (Paris 10).

Le Holybelly, c’est deux potes qui après leur retour d’Australie décident d’ouvrir leur café en y apportant une touche d’originalité.

Accueilli par la chanson Oldschool « This is how we do it » de Montell Jordan et par le joli sourire d’une « Tumblr Girl » qui m’installe à une table et me propose la carte du menu au design minimaliste. Le menu propose des fruits et légumes de saison, l’esprit heathly se fait ressentir.

#cool #place to take your #coffee #coffeetime #holybelly #paris #goodvibes #labonneadresse

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La serveuse, toujours sourire aux lèvres, passe en m’interrogeant du regard. On est bien loin du serveur nerveux et stressant qui vous presse. En attendant ma commande, j’observe les lieux. L’endroit éclairé par des boules lumineuses et une petite verrière, offre une ouverture sur la cuisine, l’ambiance est zen, le mobilier est en bois clair et une grande table d’hôte est occupée par une bande de joyeux hipsters fiers d’avoir découvert l’endroit avant moi, j’en suis sur… 

L’assiette pancake-oeufs brouillés-figues-sirop d’érable accompagnée d’un mug de café filtre arrivent rapidement.

Grand moment de vérité. Première bouchée. Mon palais est charmé et mon sourire d’enfant me revient et comme par pur hasard, à cet instant même, le son joué est « Playing Possum » de Maxwell, à croire qu’ils connaissaient ma playlist Spotify ces enfoirés ! Sérieusement, il faudrait penser à organiser une cérémonie Palm d’Or du « Friendly service ».

Une gorgée de café. Et je repose le mug en repensant à ce personnage que narre Frédéric Beigbeder dans « Vacances dans le coma », oui ce looser de Marc Marronnier fasciné voire obsédé par les différents intervenants qui avaient travaillé dur pour que son plat puisse parvenir jusqu’à sa table de restaurant, de l’agriculteur au serveur de restaurant en passant par le négociant du marché de Rungis. Dans mon cas, un simple merci suffira à la Brûlerie de Belleville pour ce magnifique café filtre.

 

Best pancakes eva! I'm stuffed! #pancakes #holybelly #yummy

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Vous l’aurez compris, Holybelly fait de la délicieuse food et du fuckin’ good café!

 

Rendez-vous au prochain coffee shop que j’irai découvrir.

 

 

 

Sawsan

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