Bonbon, une Douceur Amère #Littérature

« Elle était ma dame, elle était ma came, elle était ma vitamine. Elle était ma drogue, ma coke, mon crack, mon amphétamine… » – MC Solaar

Une fois le livre refermé, je manquais de mots et aujourd’hui encore je ne trouve pas mes mots, j’ai regardé pendant de longues minutes la case « titre » avant de me décider d’y écrire quelque chose et pourtant j’ai tant de chose à dire sur ce bouquin. C’est un peu comme en amour. Plus j’aime et plus j’ai de difficultés à dire « Je t’aime » c’est con mais tellement fort…

Dés la première page, l’auteur cite un passage de la chanson de MC Solaar « Caroline » suivi d’un autre extrait de Verlaine issu de son poème « Une Grande Dame ». Je me suis demandée pour quelles raisons faisait-il référence à ces deux auteurs au style et époque complètement différents et pour trouver la réponse j’ai décortiqué ces deux textes.

Ces deux textes avaient des points communs, l’amour, l’obsession voire jusqu’à la folie et peut être même la mort. Et si la « Caroline » de MC Solaar était la mort… Oui bon, je peux aller encore plus loin dans la réflexion mais j’vais en rester là, histoire de ne pas m’éloigner du sujet!

Ne vous fiez pas aux couleurs acidulées de la couverture, elles ont le même effet que ces bonbons en poudre aux couleurs arc-en-ciel qui excitent les yeux et vous bousillent les papilles. Tel est l’effet de ce récit…

Bonbon

 

L’auteur? Samir, dit « Maître Confiseur » (parait que le mec est accro aux confiseries) un auteur moderne, brillant, énigmatique, et surtout doué parfois cynique et sarcastique, doté d’un don, celui de manier merveilleusement bien les mots.

Son style? Fluide et imagé. Une plume ravageuse. Tantôt voluptueuse et tantôt incisive, elle écorche à vif et douce à la fois. Une chose est certaine elle laissera une marque.

Le récit? Qais, le personnage principal, sombre et fragile à la fois, prédateur et proie. passionnant et troublant, est un jeune homme issu de la banlieue parisienne qui après le décès de sa mère quitte Paris pour New York avec pour seul diplôme une licence en Histoire. Il accumulera plein de petits jobs mais c’est dans le trading qu’il trouvera son art. L’argent, le pouvoir, lui procurent cette sensation de domination sur le monde et les femmes, ces « putes de luxe ».

« J’étais ivre de pouvoir, et le pouvoir c’était l’argent qui pouvait tout »

Le passage de la crise financière ruine son fantasme de domination, Qais rentre à Paris mais il continue le trading pour de riches Qataris qui « s’offrent Paris par immeubles ».

C’est lors d’un rendez-vous d’affaire avec un gros qatari, au Parc des Princes, qu’il rencontre son obsession. Une jeune femme. Bonbon. Une pute à la beauté indicible qu’elle en est haïssable. Il est fou de Bonbon non pas d’amour mais par possessivité, elle ne lui appartient pas, elle l’ignore et le traite comme un simple client tandis que lui est complètement obsédé par cette beauté haïssable au point de la saccage et d’en crever, d’ou le quatrain de Verlaine…

Il faut – pas de milieu!-

L’adorer à genoux,

Plat, n’ayant d’astres aux 

cieux que ses lourds cheveux 

roux

Ou bien lui Cravacher la face,

à cette femme!

Derrière ce rapport étrange, très destructeur et dominant qu’il entretient avec les femmes, on perçoit toute sa fragilité d’enfant lorsqu’il évoque sa mère. C’est d’autant plus ce qui le personnage touchant et attachant. Vous allez détester aimer Qaïs…

En gros, c’est un super bouquin que je vous recommande vivement!

Bonbon est disponible en format numérique ICI à 0,99 centimes (comme quoi que les meilleures choses ne sont pas les plus chers!).

Pour la version papier (ce que je préféré), ça se passe par mail samir@bonbon.wtf avec l’auteur même!

Si tu veux en savoir plus sur le bouquin, va sur le site de BONBON et pour découvrir cet auteur mystérieux y’a rien de mieux que les réseaux sociaux Facebook et Instagram !

Sawsan

One Comment

  1. Coucou Sihem,

    Eh bien, tu m’as donné envie de le lire ce bouquin. L’histoire est assez originale, je vais contacté l’auteur.
    MERCI pour cette découverte!
    Yamina

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